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Tous droits réservés Calimera -BouliAna.com ©Mise à jour : 9 nov. 2012

Conseils aux parents et à l'entourage

Vous êtes nombreux, parents, amis, proches d'anorexiques et de boulimiques, à m'écrire. Vous êtes désemparés et ne savez que faire pour les aider... Je n'ai hélas pas toujours le temps de répondre aux courriels que vous m'envoyez. Cette page vous donnera quelques éléments de réponse.

Votre fille (ou fils) souffre d'anorexie ou de boulimie?

Dites-lui que son état vous inquiète et que vous voulez l'aider. Elle doit savoir qu'elle peut compter sur votre soutien. Elle doit aussi savoir que vous êtes prête à l'écouter. Elle doit surtout savoir que vous n'êtes pas dupe et que vous savez qu'elle a un problème. N'ayez pas peur des mots.

Encouragez-la à consulter un professionnel. Si elle résiste, demandez conseil à un professionnel (médecin, psychiatre ou psychologue)

Rappelez-lui qu'elle n'est pas seule, que vous êtes là pour elle, et que vous serez toujours là, quoi qu'il arrive.

Cherchez un groupe de soutien pour vous. Un forum comme celui-ci par exemple, ou un groupe de parole destiné aux proches. Vous aussi avez besoin de vous exprimer et d'être écouté.

Lisez des ouvrages traitant des troubles alimentaires, chercher des informations sur internet, vous comprendrez ainsi mieux ce que votre fille peut vivre.

Insistez, sans toutefois la brusquer, pour qu'elle soit suivie et soit accompagnée. Mais si sa vie est en danger, alors brusquez-la.

Ne la forcez jamais à manger. Mais pour autant ne rentrez pas dans son jeu. Pas facile de trouver le juste milieu.

Evitez les remarques telles que «Tu as meilleure mine depuis que tu as pris quelques kilos». La plupart des anorexiques et des boulimiques interprètent ces remarques ainsi:
«j'ai grossi et je suis énorme», «guérir, c'est grossir».

Même si elle se braque face à la nourriture, même si elle a des idées noires, qu'elle se montre parfois agressive et renfermée, dites-vous bien qu'elle dépassera cette phase de déni et qu'elle finira par amorcer le processus de guérison...Ca peut prendre du temps, mais avec un suivi psychologique, ça viendra. Ne vous découragez pas.

Et surtout, ne culpabilisez pas!
Vous vous renseignez sur la maladie, vous voulez aider votre enfant...Vous être un parent concerné et responsable, vous être une bonne mère, un bon père, n'en doutez jamais.

Prévention familiale :

Observez vos attitudes et vos comportements face à votre corps et à celui des autres. Apprenez à vos enfants à accepter les différences physiques (formes corporelles, défauts, handicaps).

Evitez toute attitude qui renforce l'éloge de l'amaigrissement et le dénigrement du surpoids. Ne leur faites pas de remarques telles que «ne mange pas autant, tu vas grossir»...

Ne taquinez jamais vos enfants, même petits, sur la base de l'apparence...Ne les surnommez pas «ma grosse», même sur un ton affectueux.

Vous pouvez discuter avec vos enfants des dangers des régimes stricts, de l'intérêt de l'exercice physique et de l'importance d'une alimentation équilibrée. N'oubliez pas de donner l'exemple en mangeant de tout, en mangeant à table, en bougeant et en vous acceptant telle que vous êtes.

Ne faites jamais de chantage à la nourriture: «mange bien pour faire plaisir à maman», «une cuillère pour papa», «si tu n'es pas sage, tu n'auras pas de dessert», «tu es triste, mange un chocolat». Ne mélangez pas alimentation et émotions.

Prenez vos repas en famille et à table.

Ne forcez pas un enfant à manger un aliment qu'il n'aime pas. Ne lui mettez pas la pression. Vous pouvez lui demander d'y goûter, mais ne le forcez pas. Les goûts alimentaires, ça se respecte. Bien évidemment, veilliez à ce que son alimentaion soit équilibrée malgré tout et qu'elle lui apporte les nutriments nécessaires à son bon développement.

Ne forcez pas un enfant à finir son assiette. Il doit apprendre à écouter sa faim et reconnaître les signes de satiété.

Ne remplissez pas trop son assiette, un enfant n'a pas besoin des mêmes rations qu'un adulte.

Ne laissez pas votre enfant grignotter entre les repas.

Veilliez à l'équilibre du goûter. Par exemple, une orange pressée et un laitage, ou bien un fruit et un petit morceau de pain avec un petit peu de beurre. Banissez paquets de chips et barres chocolatées ultracaloriques.

Proposez différentes activités variées à vos enfants, des activités sociales, sportives et culturelles: théâtre, sport, dessin, musique...C'est socialisant, et quand on fait ce que l'on aime, on se sent valorisé, et on se soucie moins de son apparence et de la nourriture.

N'anticipez pas sans cesse les désirs de votre enfant sans lui laisser le temps de les ressentir. Votre enfant risquerait de vouloir tout et tout de suite, sans supporter le manque. Or la frustration est souvent constructive...

Faites de votre mieux pour renforcer l'estime et le respect de soi des enfants qui vous entourent.

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